dimanche 8 janvier 2017

Chronique "Unheeded Monologue" by Obsküremag

"L’ensemble de ce nouveau long format de LME donne toute sa place au chant d’Azia. Long format car, malgré une sortie en vinyle en 12 » (la longueur habituelle des EP), on a plus de trente-cinq minutes de musique ici et huit titres. Trois d’entre eux existaient sur l’EP Dark Age dont la vente avait servi à financer cette nouvelle sortie, plus fournie. Ils ont été réenregistrés, avec un gros changement pour « Dark Age ».
La rage est toujours présente, dès l’inaugural et éponyme « Unheeded Monologue » (qui a bénéficié d’un clip visible ici) et sur la dernière minute de « Ghost Affliction ».
Toutefois, ce qui marque les écoutes, c’est ce besoin plus fort d’oeuvrer dans la douceur aigre. Les guitares affectionnent une langueur (la très belle introduction de trois minutes pour « The great Imitator ») à la grâce très Banshienne. Un synthé vient de-ci, de-là étoffer les titres de ses nappes, plutôt discrètes dans la face A, plus présentes en face B (la paire « Such Distance » et « Biliary Obstruction », plus curesque). Les expérimentations dans le son se font plus rares (pas de guitares à la Penis Envy de Crass semblables à celles de « Bitter Moon », pas de titre purement synth-wave comme l’était « Cosmic »). « Dark Age » se lance avec une guitare semi-acoustique bien cristalline, avant l’irruption de la basse et des claviers très orientés Clan Of Xymox de 1985. L’apport d’une vraie batterie (depuis l’EP Dark Age) se ressent fortement sur les évolutions marquées de « Nocebo ». Le propos stylistique est bien resserré, ce qui n’est pas chez LME une stagnation ou, pire, un recul : le trio Azia, Jenn, Olivier se sert de cette typologie très rock gothique pour travailler davantage les compositions, se libérant des traditionnels couplets-refrains-pont. Les titres sont plus audacieux dans leur contenu respectifs, balayant chacun un spectre d’émotions plus large : le très court « Outcast » ne dure que trois minutes, mais esquisse plusieurs changements d’humeur. Le son est équilibré, lançant les décharges avec efficacité comme sur le chant possédé d’Azia en final de « Biliary Obstruction ». Le groupe a confié le mixage à Alex Cable aux Raven Studios (The Venus Fly Trap, Ferox). Avec « Such Distance », on retrouve les affèteries vénérables des Cocteau Twins qui faisaient le charme des débuts du groupe en 2008. C’est toujours leur Jean Delpech à eux (aka Schwarzkissingbear, organisateur des DepenDance parties à Marseille) qui s’est chargé de l’artwork du disque, lequel bénéficie d’un tirage vinyle dont le groupe n’est pas peu fier. Pour notre part, avec seulement cinq nouveaux titres, c’est un peu court, ce sera le seul reproche, d’autant plus que le groupe nous a habitués à plus d’emphase.
En cette nouvelle année 2017, LME prend de nouveau la forme d’un duo, plus électronique et vintage, avec, pour la première fois, des paroles en français. Nous guetterons de plus près la Révolution 2017 du projet puisque pour voir la lumière, il faut connaître les ténèbres !"

vendredi 23 décembre 2016

Unheeded Monologue est un album du groupe Les Modules Étranges sorti en 2016.
Surnommés "locomotive de la scène néo-goth" par le site Obsküre sous la plume de Sylvaïn Nicolino,
le groupe protéiforme gravitant autour de la chanteuse Justine (Azia) et Stéphane (Jenn) se produit en
concert à Nantes et un peu partout en France, ainsi qu'occasionnellement dans les pays frontaliers à
l'hexagone depuis 2007.
Héritiers de la culture "(post) punk/ do it yourself", le groupe a sorti six albums autoproduits, et, en 2016, Unheeded Monologue sort en édition digipack limitée, et pour la première fois en format LP vinyle rouge.
Les Modules Étranges ont à leur actif plus de 80 concerts, dont des premières parties telles que
Christian Death, Gitane Demone, Legendary Pink Dots, Cindytalk, Clan of Xymox, Rosa Crux
entre autres.



L'utilisation de la batterie est un fait unique dans la carrière du groupe, à l'exception du EP 4 titres "Dark Age"mis à la disposition en téléchargement en 2015. LME a dû relever le défi d'équilibrer ses compositions en fonction de cet élément musical inhabituel dans leur discographie et leurs concerts.Unheeded Monologue est le fuit de sessions d'enregistrement dans un studio professionnel, autre nouveauté dans le parcours singulier du collectif nantais. 
Pour la batterie tout du moins, car le reste a été capté en utilisant leurs méthodes habituelles, c'est à dire dans la maîtrise de leur home studio.Après une tournée de quelques dates en France au cours de l'année 2016 et la préparation de leur concert en première partie de Christian Death le 30 septembre à Nantes sous un format scénique "rock", Les Modules
Étranges redeviennent un duo, orienté électro, avec les deux membres fondateurs seuls maîtres à bord.
Comme à son habitude, le groupe préfère la progression à la stagnation et ne planifie pas de poursuivre plus
avant dans le style de cet album de 8 titres, dont le premier morceau, qui partage son titre avec celui de l'album,
bénéficie d'un clip promotionnel.


Lors de leur dernier concert en date, le 16 décembre aux ateliers de Bitche à Nantes, le duo propose au public
présent deux nouveaux titres, pour la première fois avec des paroles en français, plus centrés sur des
programmations électroniques et des guitares éthérées, accompagnés de synthés vintage.
Assurément une indication vers la nouvelle tournure que prendra le groupe dans la future année 2017.

Bandcamp

jeudi 6 octobre 2016

Photos du concert du 30 septembre 2016 (première partie de Christian Death)


"Début de soirée plutôt calme avec Les Modules Etranges. Le groupe Nantais, malgré un set bien ficelé, peine à motiver la salle encore un peu vide en ce début de soirée. Ils font partie de ces artisans de la scène dark qui malgré les difficultés pour exister et continuer (le groupe s’était séparé en 2013) délivre une musique classieuse, avec sa propre identité et qui ne cherche à aucun moment à surfer sur les modes. A mi-chemin entre les cures et Cocteau twins, Siouxsie n’est jamais non plus très loin, les modules étranges réussiront à installer l’ambiance sombre nécessaire à la réussite de cette soirée avec un petit florilège de leurs meilleurs morceaux : Surgery girl, Mental pop-up, entre autres.
Une longévité de presque dix ans et quelques albums au compteur, je n’avais jamais eu l’occasion de le voir en concert. Voilà qui est chose enfin faite."
 
 

mardi 20 septembre 2016

NEW VIDEO/// Nouveau clip des Modules Etranges by Jean Woodboy


NEW VIDEO///
Nouveau clip des Modules Etranges!
Merci à Jean Woodboy, les Ateliers de Bitche et tous les copains/figurants.
Attention : il y a de la viande fraîche au programme et de la violence aggravée sur poupée, cachez les yeux de votre chat

vendredi 27 mai 2016

Chronique "Unheeded Monologue" by Trinity



Les Modules Etranges, nom predestiné pour un groupe qui ne cesse de se réinventer, de se déchirer, de se réincarner sauvagement. Etranges mais aussi névrotiques, électriques, insoumis, instables, incandescents, Les Modules Etranges est l'une des rares formations hexagonales à confirmer album après album et dans la durée un univers personnel travaillé au corps. Six disques (si l'on excepte le projet digital "Join the Tribe") d'une veine dark au sens large, rarement réductible à un style et pourtant imbibé de sève noire et sang, affinités profondes avec Cocteau Twins, parfois Coil, le death rock américain, quelques échos electro-punk, tout cet ensemble enchevêtré sous un manteau frangé de givre et de fièvre mentale.
"Unheeded Monologue" rompt pour la première fois avec la formule rythmique originelle, un batteur a en effet rejoint la tribu. Après "Dusk" et ses invités vocaux multiples, ce nouvel album voit le retour de Justine au chant, pour autant le groupe a profondément mué et ne se contente pas de revisiter son passé. L'ouverture de l'album emporte sur les rives épiques et puissantes d'un Christian Death rugueux avant de rejoindre la mélancolie plus cold et plombée sur The Great Imitator, un bijou où Justine module (*) entre introspection et colère sourde. Ce début d'album est à l'image du disque dans son ensemble, une mosaïque à la fois structurée et excentrique, passant du presque new-wave et pop Dark Age à des ambiances aux plaies urticantes comme sur le final Ghost Affliction.
La respiration sonore a changé avec la présence de la batterie qui paradoxalement rend aussi les parties de guitares plus naturelles, le chant semble plus varié et globalement moins frontal, tout cela donne à ce disque une atmosphère "raptante" et vénéneuse très convaincante. Ultime argument, la possibilité de l'acquérir en vinyle (édition limitée à 200 copies de couleur rouge), disponible ici:https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/     
(*)ha ha


silver edward
vendredi 27 mai 2016


vendredi 22 janvier 2016

New album "Unheeded Monologue"


Limited Edition Red Vinyl / Limited Edition Digipack :
http://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/unheeded-monologue


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Recorded at Liberate Tute Me Ex Inferis home studio (Nantes) and Woodbox Studios (Boufféré) in 2015

Mixed by Alex Cable at Raven Studios, Wales, Uk

Artwork by Jean Delpech

Les Modules Etranges are : Azia, Jenn and Olivier

releases January 30, 2016