vendredi 22 janvier 2016

New album "Unheeded Monologue"


Limited Edition Red Vinyl / Limited Edition Digipack :
http://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/unheeded-monologue


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Recorded at Liberate Tute Me Ex Inferis home studio (Nantes) and Woodbox Studios (Boufféré) in 2015

Mixed by Alex Cable at Raven Studios, Wales, Uk

Artwork by Jean Delpech

Les Modules Etranges are : Azia, Jenn and Olivier

releases January 30, 2016

New video from the forthcoming album UNHEEDED MONOLOGUE


Strangest noises crawl beneath my skin
Strangest noises, they crawl, they stick
I’ll lend you my ear, do you hear the weirdness?
I’ll lend you my ear to make you feel
Such distance
It tears us apart
Such distance
A gap between us
I wish you could get me
I wish you could hear it 
 
I wish you would change me
I wish you would feel me

vendredi 18 septembre 2015

"In A Lonely Place" from "Touching from A Distance" tribute to Joy Division


https://seventhcrowrecords.bandcamp.com/album/touching-from-a-distance-a-tribute-to-joy-division

Name-your-price compilation (prix libre) 

Credits for In A Lonely Place :

Azia : voice & keyboards
Jenn : keyboards & melodica
Damien : bass
Member of LME not on that recording : Olivier

Mixing, mastering : Alex Cable at Raven Studios (rav3nstudios@gmail.com), Wales, UK
Written by Curtis/Hook/Morris/Sumner
Originally performed by New Order

mercredi 26 août 2015

New name-your-price EP "Dark Age" on bandcamp

Prix libre / Name your price
lesmodulesetranges.bandcamp.com
Les ventes du EP financeront le prochain album prévu en 2016.
"Le groupe Les Modules Etranges à été formé à Nantes en Novembre 2007 sur les cendres d'un projet électronique industriel.
Notre motivation était de prouver que nous étions capables de jouer des instruments ce qui n'était pas forcément acquis pour une partie du public qui ne considère pas la musique noise comme de la vraie musique.
En réalité l'aspect sonore et la limite entre bruit et musique est une constante dans la carrière du groupe.
Si aucun thème ou concept en particulier n'est traité dans nos paroles, les sujets abordés tournent souvent autour de la révolte, de l'aliénation, de la maladie et du sentiment d'isolement social. Nous avons eu une phase dans laquelle nos textes étaient très revendicatifs mais notre public ne s'y est pas retrouvé, préférant sans doute des lyrics plus ambigus ou du moins plus ouverts à l'interprétation.
Après plusieurs changements de formule musicale LME comporte désormais une formation de rock guitare/basse/batterie ainsi que chant et claviers. Avec Les Modules Etranges nous avons eu l'opportunité de jouer ponctuellement en Allemagne, Belgique, Suisse et dans diverses villes aux quatre coins de la France. Si la formation n'est pas très connue en dehors d'une niche musicale spécifique (ce qui ne correspond d'ailleurs pas à une volonté du groupe) nous avons plus d'une soixantaine de concerts à notre actif.
Cinq albums ont été publiés (Dusk, Socially Awkward, Turmoil, Another Vision et Dawn) soit en auto production soit avec des micro labels, ainsi qu'un certain nombre de demos, ce qui correspond environ à 150 titres dans notre catalogue. 
Les influences ou inspirations des Modules Etranges ne se cantonnent pas à la sphère musicale, le cinéma de David Lynch, John Carpenter, Gregg Araki, David Cronenberg ou Yuzna/Gordon à une place de choix dans les thématiques abordées par le groupe. L'actualité est aussi une source à laquelle puise LME, car nous ne vivons pas dans un monde détaché des réalités quotidiennes.
L'attitude du groupe à occasionnellement été commentée par les observateurs habituels de la scène musicale, locale, nationale ou internationale. Il nous a parfois été reproché, même par des personnes bénéficiant d'une certaine renommée musicale, un forme de franc-parler assez inhabituel dans ce milieu et des méthodes de communication parfois agressives.
Tout d'abord nous faisons grand cas des racines punk du mouvement post-punk, qui va au delà selon nous de simplement faire du rock alternatif avec la basse mixée en avant, et nous refusons de délaisser la forme (panoplies trendy et postures rock n roll) au détriment du fond (la musique et ses racines). Il faut aussi souligner la nature parfois peu ragoûtante des méthodes du business de la musique, même à des niveaux de renommée assez modestes.
Notre dernier EP intitulé 'Dark Age' premier enregistrement officiel avec notre batteur (une première depuis 2007) est en telechargement à prix libre sur Bandcamp, les fonds récoltés serviront à financer la sortie de notre sixième album en 2016."
LME - Août 2015
"Quelques mois après [Dusk], en fin d’été, c’est un EP qui est diffusé : Dark Age. On retrouve les quatre membres habituels, Azia, Jenn, Damien et Olivier. Cette fois, il s’agit de se ressourcer vite et bien. « The great Imitator » se fait mid-tempo, pendant ses trois premières minutes, ambiance candélabre avant une explosion goth-rock sur laquelle la batterie se met à exister, de pair avec un synthé bénéfique. La basse malmène de sa constance monomaniaque le tragique « Oppression » et « Biliary Obstruction » propose un démarrage acoustique et folk intéressant. On sent ce qu’on gagne à les avoir ensemble ces quatre-là. Les paroles arpentent de nombreux domaines : la femme fatale en chasse après avoir promis un nouveau monde, les enfants enfermés, la solitude et la souffrance (« Dark Age », classique d’obédience early-gothique), les fausses assurances qui finissent par craquer… Les bénéfices tirés de cette vente serviront à financer une partie de l’enregistrement du prochain album prévu pour le début 2016." 


http://www.obskuremag.net/chroniques/les-modules-etranges-dusk-dark-age/


"Dark Age marque le retour de Azia au sein des Modules Etranges. Le groupe/couple s'étant séparé après la sortie de Socially Awkward – même si quelques titres ou ep, verront encore le jour -. Cet ep sort quelques mois après le très réussi Dusk mis en forme par Jenn (l'autre tête pensante) et une poignée de featuring très convaincants.
Il annonce dans la foulée, la sortie d'un nouvel album soutenu par un nouveau line-up où l'on trouve un duo basse-batterie. LME goes Rock... ou pas ?

« The Great Imitator » qui ouvre les hostilités, prends ses aises dans une intro apaisée sous quelques notes en dilettante. Le morceau que l'on devine progressif dans sa construction, épouse les contours d'une pop tantôt psychédélique, tantôt versée dans la new-wave à papa (Charlie Burchill pour être précis). Si Jenn n'est pas un guitariste de renommée mondiale, force est de constater qu'il maîtrise son sujet avec davantage de surprises et de décomplexions d'albums en albums. Le riff de « Dark Age » me fait sourire, il revient comme une rengaine trentenaire avec le genre de sons qui rappelle le bruit des creepers dans les graviers jouxtant la salle paroissiale. Le genre de titre, où l'on se fondait dans le noir pour échanger quelques baisers appuyés, la main se baladant sur les seins insolents cachés sous la laine lourde du pull.

« Oppression » se la joue à l'américaine, voix puissante (pour le coup), riffs à l'étouffée, et belle présence basse-batterie. Une tentative de réponse à la question Rock qui semble titiller les protagonistes. « Billiary obstruction » appuie le clin d'oeil à Faith and The Muse.

Ce retour apporte quelques enseignements pour le projet des nantais. L'inspiration anglaise s'ouvre à d'autres horizons et pour la première fois les accointances avec le groupe de Monica Richards et William Faith ou Mephisto Waltz semblent assumées. L'évolution est toujours présente, quelques touches psychés habillent l'ensemble et donnent un peu plus de lumière. Jenn reste le moteur du groupe, la tête pensante, mais il laisse des pièces en friche.
La voix d'Azia sera toujours le sujet de discussion auprès des puristes, tant pour sa justesse que pour son grain particulier, néanmoins elle participe aussi à l'évolution du groupe et son investissement impacte pleinement la trajectoire des Modules 2.0"


mardi 11 août 2015

NEWS (August 2015)

NEWS

1/ Here's a new interview (in French) http://www.musiquealliance.fr/3534-rencontre-avec-les-modules-etranges-lors-du-hellfest-2015.html

 Rencontre avec Les Modules Etranges lors du Hellfest 2015

2/ And a message by Jenn (English / French) :
"By the time we're writing this, the band Les Modules Etranges is reformed with the original singer
and we're currently writing new tunes for the next album.
It makes our "Dusk" 2015 album (that was released in May (digital) & in June (full-length CD, 100 copies limited edition) really difficult to talk about, the 11 tracks have been recorded with
6 different singers, male and female, from France, United States and Wales. 

Free streaming here / écoute gratuite : https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/album/dusk

Au moment où nous écrivons ces lignes, le groupe Les Modules Etranges s'est reformé avec sa chanteuse originelle, et nous composons des titres pour un futur album.
Tout ceci fait qu'il est difficile de parler de notre album "Dusk", sorti cette année (sortie digitale
en Mai dernier, et le cd en juin, en édition limitée à 100 exemplaires), les 11 morceaux ayant été enregistrés avec 6 chanteurs-euses différent(e)s, en France, au Pays de Galles et aux USA.


First of all it must have been disturbing for most of our followers to listen to a LME album without our original singer's voice, but the time was right to do so, both of the founding members from 2007
were ready to experiment on their own in 2014... and eventually came back to work together because it's probably better that way.

Tout d'abord l'écoute d'un album de LME où ne figure pas la voix de notre chanteuse originelle a dû être une expérience perturbante pour les personnes qui achètent régulièrement nos productions, mais le moment était venu (en 2014) pour chacun des membres fondateurs de 2007 de faire leur chemin séparément... juste le temps de se rendre compte qu'il était finalement plus intéressant de retravailler ensemble.

The current, 2015's line-up is Azia (Voice and keyboards), Jennifer Osiris Aokigahara (guitars), Damien (bass guitar) and Olivier (drums), ready to tour and record new stuff, in both "new" and "traditional" ways of thinking a music that is most commonly called (more or less) "post punk".

La formation actuelle de 2015 comporte Azia (voix et claviers), Jennifer Osiris Aokigahara (guitares), Damien (basse) and Olivier (batterie), et ils sont prêts à faire des concerts et enregistrer de nouvelles compos, usant d'anciennes et de nouvelles méthodes pour concevoir une musique appelée communément "post punk".

But what about "Dusk", then ? After a final gig in Germany (well, it was supposed to be at the time) in late 2013, LME disbanded with Jennifer O.A being the only "official" member left, with only two tracks to work with "she goes" and "blind mirrors/such a shame" (both written by Azia) and an album name that has been chosen by the singer before she left in November 2013.
It wasn't really comfortable for J. (who's not self confident enough to sing) so he called Thalie Nemesis (also a solo artist) who made an incredible vocal performance on Bitter Moon. The first step was made and the result gave other people enough energy to trust in their own voices and then Banshee Xûan, CountessM, Frozen In Monochrome, Charlize Ann Myers and Nix Crow gave their voices part for the new LME album.

Que dire à propos de "Dusk", alors ? Après ce-qui-était-supposé-être-le-dernier-concert-du-groupe, fin 2013, LME a splitté en laissant Jennifer O.A seul maître à bord, avec seulement deux titres "she goes" et "blind mirrors/such a shame" (deux titres composés par Azia) et un nom d'album faisant référence à leur premier opus de 2009, "Dawn".
Cette situation, délicate pour le guitariste (qui ne se sent pas de chanter), le poussa à faire appel à Thalie Nemesis (qui a son propre projet solo) qui déclencha une étincelle créative en enregistrant la voix du titre "Bitter Moon", et qui donna une forte impulsion au projet. Ainsi, Banshee Xûan, CountessM, Frozen In Monochrome, Charlize Ann Myers et Nix Crow se sentirent en confiance pour compéter le line-up de vocalistes.


A big help was given by Alex from Internal Autonomy for the mixing and the mastering, who made his best to give the whole thing a professional sound (depending on the sound quality of the tracks we gave him).

Un énorme coup de pouce a été donné par Alex du groupe Internal Autonomy au mixage et au mastering, qui a fait de son mieux pour donner un son correct à l'ensemble (tout en étant tributaire de la qualité sonore des enregistrements).

At the beginning of "Human" you can hear (old school) industrial synths, an "ambient industrial" remix of the track is available on soundcloud.
"More Than Words" has that Closer-esque mood, it was due to J. issues to be seen as "legit" as a one-man band, and lyrics by Steven (FIM) are more than accurate, for some reasons.
"Blind Mirrors" aka "Such A Shame", was written (just like "She Goes") and performed live by the previous LME line-up in 2013. The "Dusk" rendition have seen "dramatic changes" (the Banshee Xûan's lyrics and performance are really different from Azia's ones, and the musical arrangement, more somewhat "Electro-Deathrock-ish").

On peut entendre des synthés indus 'old school' dans les premières secondes de "Human", il existe même un remix 'ambient-industriel' sur soundcloud.
"More Than Words" a cette ambiance à la Closer, ce qui est dû au fait que J. avait des difficultés a paraître "légitime" dans sa position de One Man Band et les paroles de Steven (FIM) font fidèlement écho à ce sentiment, de manière curieusement appropriée.


So, it has to be said that they'll probably be no other LP from LME sounding like this ever again.
Everything (apart from Azia's tracks which were written on hardware gears) was pretty much a bedroom recorded and written stuff, almost every instrument (but Free Mind's guitars, courtesy of Charlize) was recorded home from the voice-and-electronics demos. The vocal performers actually had no idea of how the final result gonna sound like because they recorded their vocal parts over the programmed drums loops and synths demos only because it was the only thing that was recorded already. So it gives that album a really "modern electronic" mood, just like Grimes or Austra maybe.
"Dusk" could have been a real dream-synth-pop album, but we added goth guitars and bass and voices instead, so both goths and synth-pop fans will hate it, but we don't give a shit. Because that's the way we are.

Il est important de souligner qu'il n'y aura probablement pas d'autre album de LME sonnant comme celui-ci à l'avenir. Tout, excepté les deux titres composés par Azia qui ont été composés sur des machines hardware, est plutôt une affaire de composition à-la-maison ainsi que l'enregistrement des instruments (sauf les guitares de Free Mind, faites par Charlize) à partir des démos de voix et programmations.
Les vocalistes n'avaient en fait aucune idée du résultat final car les instruments ont été enregistrés après coup.
Cela donne un feeling moderne et électronique à cet album, à l'image de Grimes, ou Austra.
"Dusk" aurait pu être un vrai album de synth-pop, mais nous avons préféré ajouter des guitares, des basses et des voix goth par esprit de contradiction, peut-être que les fans de goth et les fans de synth pop ne l'aimeront pas, mais on s'en fout. Parce qu'on est comme ça un point c'est tout."
J.M.O

ps : If you're part a fanzine or website or blog or anything please feel free to ask for a digital copy, we need the reviews, to be honest :)

ps : si vous faites un zine, un webzine ou un blog n'hésitez pas à demander une copie digitale gratuite de l'album, on ne dirait pas non à quelques chroniques :)

mercredi 17 juin 2015

"Dusk" édition limitée à 100 exemplaires


Le cinquième album des Modules Etranges est maintenant disponible sur le bandcamp du groupe pour la somme de 9.99€ (plus les frais de port), vous pouvez aussi le télécharger pour 3.99€.
Si vous êtes nantais-e retrouvez le nouveau cd dans vos points de vente préférés Rockagogo Shop 11 rue paré http://www.rockagogo.com/ et Mélomane 2 Quai de Turenne http://www.melomane.fr/
Dusk est aussi disponible sur le site de Manic Depression Records


Dusk est un tirage limité à 100 exemplaires, le nombre de cds en stock est actuellement de 25 copies.




"Et si d’un groupe, on passait à un collectif ? Jenn, qui avait du mal à admettre la fin des Modules Etranges (pour cause de départ de chanteuse) alors qu’il avait plein d’idées en stock, s’est dit qu’il allait assurer l’instrumentation seul en proposant à divers invités de poser leurs voix sur ses compositions. Le pari semblait risqué. Jenn l’a gagné. Cette nouvelle méthode de travail, sans doute plus longue à finaliser a pourtant porté ses fruits, ‘Dusk’ est un album frais, inspiré, et simplement une des meilleures sorties des Modules. Travaillant à partir de bases minimal cold à coup de bonnes vieilles boîtes et de synthés old school, notre homme a eu l’heureuse idée d’y ajouter des guitares qui renforcent l’aspect cold wave des morceaux en conservant une fraîcheur moderne (on flirte même parfois avec un deathrock à la Mephisto Walz sur ‘A song to lunacy’). Une vraie cohérence dans la diversité selon que l’électronique occupe plus ou moins de place. Niveau chant, c’est avec plaisir qu’on retrouve la talentueuse Thalie Némésis qui tient le micro sur quatre titres; sa voix profonde, assurée, pas trop éthérée, y fait merveille. Je ne connaissais pas les autres invités mais la surprise n’en fut que plus belle, à commencer par Banshee Xuân. Son timbre dans un registre proche de celui de Thalie aide à l’unité et l'efficacité de l’album; elle s’offre également un splendide duo new wave torve avec CountessM (‘Cosmic’). Les amateurs de Clan of Xymox goûteront sans doute spécialement ‘Free mind’ avec Charlize Ann Myers et Nix Crow; pas mon favori mais les ajouts de guitare y sont redoutables. Pour s’amuser au jeu des comparaisons, on notera les lointaines influences des vieux Sisters sur la rythmique de ‘She goes’ mais une fois encore, les cartes sont brouillées car les vocaux de Frozen in Monochrom passés au grille-pain indus apportent une note inédite. Sur son deuxième featuring, il se positionne davantage en héritier de Ian Curits et ‘More than words’ (rien à voir avec une quelconque cover des affreux Extreme) confirme de par les instrumentations. Beaucoup de climats différents en apparence mais au final, le disque sonne clairement comme un tout et non comme une collection éparse. Alex du groupe Internal Autonomy a donné un coup de main pour le mixage et le mastering et nulle doute que cette aide a oeuvré au sentiment de plénitude qui se dégage de ‘Dusk’. Signalons dans la foulée, le remarquable travail sur l’artwork, le plus réussi de tous les Modules Etranges (je conseille donc l’achat physique plutôt que digital). Depuis, la chanteuse et le bassiste sont de retour, le groupe fonctionne donc à nouveau en tant que tel et Jenn précise bien qu’aucune des prochaines productions ne sonnera comme celui-ci. Toujours est-il que cette façon originale de travailler nous vaut un cd franchement efficace qu’il eût été regrettable de laisser dormir sur un disque dur."

Twilight
http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=18231




"Cet album, le cinquième, visuellement très réussi - à mon goût - tient une place particulière dans la discographie du groupe Les Modules Etranges
  En effet, suite à la séparation du groupe en 2013, Jennifer Osiris Aokigahara, seul a fait face à cette situation en prenant l'option de continuer et d'inviter plusieurs artistes à intervenir sur ses compositions : Thalie Némésis, Banshee Xuân, Charlize Ann Meyers, Frozen In Monochrome, CountessM. Ce qui commence à faire du monde pour un album de onze titres. 
  Cette conjoncture fait de Dusk un album de tous les dangers, un album périlleux, qui aurait pu avoir bien du mal à faire sens, et qui aurait aussi pu être, ainsi, un véritable fiasco sans queue ni tête ! Mais, au contraire ce n'est pas le cas et cela grâce à des compositions biens construites, inspirées et attachantes ! 
  L'on peut dire que la partie féminine de l'ensemble tire largement son épingle du jeu en imposant une empreinte mystique et envoûtante où l'on peut croiser, notamment, le groove de Kas Product (Anahis), la grâce vocale de  Siouxsie (Mangata) ou encore la folie de Cinema Strange (Blind Mirrors).  Mais, ne vous attachez pas trop à ces comparaisons car Dusk possède sa propre personnalité. 
  Ces compositions où claque une boîte à rythme, froide et minimaliste - comme on les aime - sont plus ou moins chargées d'éléments électroniques dans les arrangements, mais aussi du côté des rythmiques qui tendent aisément vers l’electro par moment. De plus, elles font appel à un large éventail d'influences voisines : gothic rock, death rock, batcave, post-punk, etc. 
  Au fil des titres, et des guitares finement ciselées, les sonorités auront, en partie, tendances à devenir plus industrielles et plus “abruptes” pour finalement puiser dans des influences crypto-punkoïdes et tendre vers un synth-punk torturé (She goes) ; mais le titre suivant More than words prendra le contre-pied avec son atmosphère sous Xanax, sur cette partie de l'album Frozen In Monochrone s'illustre d'une captivante façon.
  L'écoute de Dusk est un véritable plaisir, chaque composition apporte sa pierre à l'édifice, sa coloration, et l'auditeur y est pris en main, de piste en piste, par ses différents intervenants.Recommandé !"

MITHRA! Templezine
http://mithratemplezine.tumblr.com/post/130556373014/chr%C3%B6nique-les-modules-etranges-dusk-2015


"Retour du groupe electro-batcave-goth français le plus motivé de la décade. Les Modules Étranges poursuit dans sa voie expérimentale avec des grésillements dignes du meilleur album de Crass (Penis Envy) tout en gardant intacte sa force mélodique (« Bitter Moon » avec Thalie Némésis). Et pourtant, ce n’était pas gagné puisque le groupe a fait le pari involontaire sur cet album (son cinquième et pléthore de singles et EPs) de réunir six chanteurs-euses différents. Un album vécu comme une pause pour les membres d’origine, permettant de faire entendre ce qui avait été préalablement posé en termes d’identité.
Alors, ces titres sortis en juin 2015 s’amusent avec les possibles, transformant LME en groupe synthétique pop (« Free Mind », expérience unissant Charlize Ann Myers et Nix Crow, non concluante à notre sens), faisant tinter les baguettes (final de « Mangata ») ou rendant hommage à Ian Curtis (« More than Words », remarquable écrin pour Frozen in Monochrome). C’est Jenn qui a pris les commandes, acceptant les collaborations pour finaliser des titres et en proposer d’autres, au gré des inspirations. C’est avec la voix de CountessM (« Cosmic »), masculine, que la surprise est la plus forte. Fond électronique, choeurs démoniaques de Banshee Xuân, mélodie ancrée dans les années 80, on a là un titre new wave de toute beauté, digne des efforts en solo de Gitane Demone. « Blind Mirrors » se fait plus ludique, jouant la partition batcave lo-fi.
Album concept malgré lui, Dusk a permis au groupe de se retrouver, une fois brûlées les envies d’autre chose. Le précipité garde intactes ses couleurs et volutes noires : l’évidence gothique de « Human », les rythmiques à la Dr Avalanche sur « She goes », la marque de fabrique évidente de LME depuis 2009 sert d’ouverture avec « A venusian Song ». L’expérience alchimique des mélanges a en fin de compte sublimé l’envie de se faire entendre et de travailler ensemble, de nouveau. Disque à part, mais pas seulement, disque de la renaissance."


Sylvaïn Nicolino
http://www.obskuremag.net/chroniques/les-modules-etranges-dusk-dark-age/


"Après un très convaincant cinquième opus Socially Awkward paru en 2012 et narré ici-même, les nantais nous avaient laisser sur une poignée de titres, dont un très bon « We want blood » en mode 45t translucide ; et quelques égarements personnels sur les réseaux sociaux dont le groupe est très friand.
Si on pouvait les lire à satiété, on attendait plus vraiment de nouvelles musicales.
Dusk qui voit le jour cette année est un album à part dans leur discographie, les auteurs insistent sur ce point. Une première écoute ne peut que leur donner raison.

Dusk repose sur le choix du seul Jenn (à l'exception de deux titres), aux commandes à l'époque des enregistrements, qui se fait fort de proposer un échantillon varié et de multiples reflets à ses envies de compositions. Il choisit également de proposer ses titres à différents interprètes. Thalie Némésis, self made goth-rock woman ; Banshee Xuân de Volva Circles, groupe Heavenly/Cold-wave ; le pétrolifère texan fantomatique Frozen In Monochrome ; la dilettante californienne Maren Northway (Countess M) ; l'activiste Charlize Ann Myers (vu aux côtés de Madame B) ; et Nix Crow (Internal Autonomy). Les travaux récoltés sont remis dans les mains de Alex de Internal Autonomy, compagnon de route de longue date – les gallois ont démarrés en 1986 – de Jenn. On trouve une reprise de IA sur Socially Awkward.

Effectivement la production de l'ensemble des titres est intéressante et pertinente. Qu'importe si les titres ont été enregistrés, triturés, uploadés, compressés, formatés dans des conditions improbables, le produit rendu fonctionne d'une seule pièce. La volonté de l'auteur de varier les plaisirs et laisser divaguer ses idées, et respectée dans l'esprit et à la lettre.
Des relents punks aux coups de boule indus en passant par des respirations trippées (-hop), le catalogue est vaste. Les 40 minutes semblent courtes pour mesurer les libertés adoptées par l'auteur. Là, où on pouvait s'attendre à des ajouts additionnels, de simples featuring, les chanteuses et chanteurs proposent pour chaque titre un micro-univers propre donnant à l'opus des allures de compilations ou de playlists. Les différents chants renforçant cette impression.


Entre-temps, le groupe s'est ressoudé autour du binôme Azia/Jenn. Dusk aurait du être un chant du cygne, un tour du proprio avant de remettre les clés. Il apparaît comme une oeuvre unique, forgée pour durer... c'est là que réside tout le paradoxe de ces modules bien étranges."